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mercredi 10 mai 2023

Les maths comme je les aime /3

 

On avance, on avance…

vous vous en doutiez, maintenant que nous savons (enfin) ce qu’est une ligne nous allons évidemment nous intéresser à LA ligne fondamentale, la droite !

***   ***   ***

Pourquoi me suis-je tellement attardé sur l’objet ponctuel, le point, la ligne ? Parce que ce sont les éléments de base de la géométrie, bien sûr… mais tout particulièrement parce que ce sont les « parents » de la droite. Et sans droite, la géométrie euclidienne n’irait pas bien loin !

Comment dites-vous ? La droite, c’est facile, c’est une ligne qui va tout droit ?

Soupir : d’abord une ligne c’est un endroit, ça ne va nulle part…

                et ensuite un objet qui « va tout droit », qu’est-ce que ça veut dire ? Dans notre univers physique, à part les photons, il n’y a pas beaucoup d’objets qui vont toujours tout droit (et même les photons peuvent dévier) !

. . .

  

 [ Mais peut-être prenez-vous le train en route ? Si vous avez raté les stations précédentes, retrouvez ici le début du voyage 🙂 ]

 

Merci de votre fidélité à ce blog, et peut-être à bientôt ?

Philippe Colliard     Qui je suis

 


dimanche 16 avril 2023

Les maths comme je les aime /2

 
Bon, il me semble avoir suffisamment insisté sur l’objet ponctuel, non ?

 Mais ce n’est pas seulement parce que je suis monomaniaque, c’est également parce qu’il est à l’origine de notre géométrie euclidienne. Je l’ai écrit dès le premier « voyage » de « donc, d’après » :

pour commencer notre géométrie, je devais inventer ou l’objet ponctuel, ou le point… l’autre suit assez simplement. J’ai choisi d’inventer l’objet ponctuel, parce qu’il me semble plus facile d’imaginer la réduction d’un objet que celle d’un endroit.

 Maintenant que nous savons ce qu’est un objet ponctuel – et ce qu’est un point – nous allons pouvoir passer à la question suivante : qu’est-ce qu’une ligne ? (Nooooon, ce n’est pas un trait, pas plus qu’un point n’est une tache !)

***   ***   ***

Vous vous rappelez Ioran et Opa , le mage et l’Atlante devenus objets ponctuels ?Quand ils se déplacent ils traversent un ensemble de points : c’est ça, une ligne !

Une ligne est le trajet d’un objet ponctuel en déplacement (l’ensemble des points qu’il traverse).

Une ligne, donc, est un ensemble de points… qui sont des endroits. Et un ensemble d’endroits est aussi un endroit donc une ligne est un endroit : on peut l’occuper ou la traverser mais ni la saisir, ni la déplacer !

Si Ioran ou Opa – en mode brillant – se déplaçait suffisamment rapidement vous auriez l’impression de voir une ligne brillante mais bien sûr ce n’est pas vrai : un endroit ça ne brille pas. Vous seriez juste victime de la persistance rétinienne, à chaque instant il n’y aurait bien qu’un seul point éclairé (mais nous n’allons pas nous embarquer sur « l’effet phi », ça nous emmènerait un peu loin) !

Et un trait, alors ? C’est juste un bricolage humain qui nous permet de nous faire une idée d’une ligne particulière. Une idée très approximative mais nous n’avons pas le choix.

Deux différences de nature entre une ligne et un trait :

 …

 

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Philippe Colliard     Qui je suis


lundi 13 octobre 2014

« M’sieur, c'est quoi, la "siomatique" ? »


Non, ce n'est pas vrai : aucun élève ne m'a jamais posé cette question !
Peut-être est-il encore trop tôt ?
Peut-être, dans une dizaine d'années, si le nettoyage de la géométrie se poursuit dans les programmes du collège, l'un de vous l'entendra-t-il.

Sans axiomatique, il n'y a pas de géométrie - ou plus exactement, pas de raisonnement géométrique !
Mais évidemment, sans géométrie, il n'y aura(it) plus besoin d'axiomatique
(à part, peut-être, pour l'étude de quelques structures numériques - déjà écartées des programmes !)...

J'ai eu, dans un autre article, l'immodestie de comparer «... Donc, d'après... » au « Bescherelle » ™, alors je vais courageusement continuer (combien de fois le ridicule peut-il tuer ?) : Que serait la langue française sans sa syntaxe ?
Et que penseraient nos collègues de Français, de n'en enseigner que le vocabulaire ?

Oui, je voudrais voir entrer mon livre dans tous les CDI de France !
Et non, pas pour des raisons financières … Encore que... :)

Seulement voilà : je me suis rendu compte que la « siomatique » a encore du chemin à faire. Même chez nous, les profs !
Et qu'avant de vanter la perfection de mon impérissable chef-d’œuvre,
il ne serait pas inutile que je le situe.

Et là, en rédigeant, il y a quelques jours, une synthèse de l'axiomatique d'Euclide, j'ai brutalement pris conscience d'une lacune fâcheuse :
en aucun endroit (autre que le livre lui-même, évidemment), à aucun moment,
je n'ai publié les éléments de la base axiomatique de mon livre !

Après de longues secondes d'introspection, j'ai découvert que cela tenait à ce qu'on pourrait considérer comme un complexe d'infériorité - mais qui est, à mon avis, une réaction d'humilité tout à fait raisonnable :
la distance qui existe entre des penseurs comme Euclide ou David Hilbert (ou Gustave Choquet, que j'ai eu le bonheur d'avoir comme professeur) et moi est galactique.

Néanmoins, je n'ai pas le choix : «... Donc, d'après... » ne rejoindra pas les CDI si je n'en affiche pas la base axiomatique.
Mieux (ou plutôt, en ce qui me concerne, pire !), si je ne l'affiche pas à proximité des axiomatiques d'Euclide et de Hilbert - et de l'axiomatique vectorielle de Choquet.

Alors je viens de le faire. C'est ici :   http://donc-dapres.com/

(Cliquez sur la couverture, puis sur "Compléments").

(Technique : vous  pouvez configurer Adobe Reader pour qu'il affiche la page sur toute la largeur disponible,

par : clic droit sur la page, puis : préférences d'affichage... , zoom  - choisir pleine largeur)

Tout de même,  publier côte à côte les grandes axiomatiques de la géométrie traditionnelle, trois axiomatiques extraordinaires...
Et la mienne, infiniment moins exigeante, à simple usage éducatif...

Ce n'est pas très sérieux !

Peut-être à bientôt ?

Philippe Colliard