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jeudi 21 mai 2020

Et maintenant, des feuilles de synthèse !






Un livre virtuel, c’est déjà quelque chose…
Comment ? Quel livre ?
Tsss… auriez-vous manqué cet article


Un livre virtuel, donc, c’est déjà mieux que rien. Mais bien sûr ça n’est pas idéal : la lecture sur écran fatigue – et sur un Smartphone c’est mission impossible.

Et puis il y a les amoureux des livres, des vrais, avec des feuilles en papier et une couverture. Oui, on trouve encore des gens bizarres qui en feuillettent avec délectation. Même lorsque ces livres « parlent » de maths. Si, si, je vous assure, j’en ai rencontré.

Malheureusement et pour de nombreuses raisons, mon « cours de mathématiques » restera virtuel quelque temps encore mais j’ai commencé la rédaction de feuilles de synthèse associées à ce livre :
vous les trouverez (sous forme virtuelle !) ici :


… mais ces feuilles-là, au moins, vous pouvez les imprimer !

Au final il devrait y en avoir une quarantaine – auxquelles j’ajouterai par la suite des feuilles de synthèse sur la géométrie du cycle 4, avec en toile de fond «… Donc, d’après… »
(mais en toile de fond seulement : ce livre-là n’est pas exactement un manuel scolaire !)

Comme je fais partie de ces perfectionnistes – lâchons le mot : de ces maniaques – qui soupèsent chaque phrase, chaque mot, chaque illustration et leur raison d’être, j’écris TRÈS lentement.
À ce jour, j’ai publié 8 premières feuilles de synthèse et les composer m’a pris 2 semaines.
Alors, à raison de trois, quatre, voire même cinq feuilles par semaine – dans les meilleures semaines – il me reste encore du travail.

Qu’importe, vous le savez : quand on aime, on ne compte pas !

Un dernier mot, n’hésitez pas à commenter, à critiquer ces feuilles, elles sont également là pour ça et certainement plus facile à reprendre (vingt fois sur le métier…) que le livre.

Merci de votre fidélité à ce blog

Philippe Colliard

jeudi 9 avril 2020

Un nouveau livre



Voilà, c’est fait, le tome 1 de mon cours de mathématiques pour le cycle quatre (5e, 4e, 3e) est achevé. Je n’y touche plus (en tout cas pour pas mal de temps) !

Comme l’indique le bandeau sur votre droite, il porte sur les nombres et le calcul… et comme il ne l’indique pas, il suffit de cliquer dessus pour accéder au livre numérique. Prenez le temps d’y jeter un coup d’œil ? (Oui, comme beaucoup d’ouvrages scolaires, son accès est libre – et il le restera jusqu’à fin août. Sans inscription, sans code, sans rien. Et c’est pareil pour «… Donc, d’après… », le bandeau juste au-dessus !)

Suis-je naïf, ou un rêveur incorrigible ?

La vie est compliquée. L’enseignement est compliqué. Felix Klein dénonçait déjà une discontinuité fondamentale entre l’enseignement des mathématiques au lycée et en université : de « vraies » maths pour le supérieur, des maths « pratiques » pour le secondaire (un peu de pub : « Le goût des maths » dans Images des mathématiques).

Mais il y a une autre discontinuité, à l’intérieur même du secondaire, entre les « bons élèves » et… les autres. Une discontinuité qui nuit à tous, particulièrement au collège : d’année en année, les programmes ont été « allégés » dans l’espoir de ne laisser personne sur le carreau. 
Dans un sens, c’est une réussite : la très grande majorité des élèves quitte le collège avec un diplôme. 

Dans un autre sens, il me semble que c’est plutôt une catastrophe. À force d’être allégés, ces programmes sont devenus des exemples de subtilité machiavélique : au choix, ils peuvent être interprétés avec la volonté de faire un petit peu de mathématiques ou avec celle de faire de l’occupationnel (et tout de même, il le faut bien, des apprentissages de pratiques bien formatées).

Felix Klein proposait aux professeurs un ouvrage qui dès le lycée traitait les mathématiques avec le même regard, les mêmes égards qu’à l’université : des mathématiques universitaires « light », en quelque sorte, adaptées à l’éducation d’un public plus jeune. Mais PAS un ensemble de techniques, d’« outils » pré-digérés, pré-appliqués.

Je suis évidemment très loin d’être un Felix Klein, mais je rêve pour le collège d’un ouvrage similaire, et je viens d’en publier le premier tome :

un cours qui s’adresse à tout le monde, qui ne sépare pas les élèves en « bons » ou « le reste ». Un cours qui voudrait aider tous les élèves, quel que soit leur niveau d’origine, à progresser en mathématiques. Un cours accessible à tous, à tout moment avec une seule condition préalable : accepter de s’extraire quelques minutes d’une société du divertissement, de considérer les maths pour ce qu’elles sont, une science.

Et non, ça ne veut pas dire que ce livre est sinistre ! Pas du tout… lisez le :)

Est-ce que je l’ai écrit dans l’idée d’entrer en compétition avec les manuels scolaires ? Certainement pas : ces manuels forment un tout pédagogique : un cours, des résumés, des modèles, des exercices.

Alors à quoi peut-il servir ? À accompagner ces manuels, à les compléter, à expliquer les maths, pas seulement à les appliquer.

« Et vous croyez vraiment que des ados vont lire ça ? »

Oh oui, je le crois. Par expérience :
parlez « bébé » toute sa vie à un être humain, il parlera bébé toute sa vie… mais ça ne veut pas dire que ça lui plaît !
Parlez technique et ludique toute sa scolarité de collège à un ado…

À la suite d’un ancien article de ce blog, (Séquence émotion : une quatrième B magique ! ), j’ai reçu de nombreux mails de collègues qui s’interrogeaient sur ce qu’était cette « méthode » mise en avant par mes élèves et qui semblait tant leur plaire, et je n’ai jamais vraiment trop su quoi leur répondre. Maintenant, je crois que je le sais : je parlais de mathématiques, comme s’ils pouvaient s’y intéresser. Pas des applications des maths : des maths elles-mêmes, nous construisions et nous observions ensemble les maths de leur niveau. Et ça marchait, ils participaient. (Presque) tous.

Ce livre, c’est un peu le prolongement de « ma méthode ». Un prolongement individuel, il suffit de s’y mettre, sans aucune condition préalable.

Merci d’être fidèles à ce blog.

Dernière minute : mon ami Aziz El Kacimi a eu la gentillesse de publier dans Images des mathématiques un article à propos de mon livre ( Cours de mathématiques du cycle 4 : une belle référence ).

Philippe Colliard

mardi 4 février 2020

Dix mois déjà !

Bonjour à tou(te)s,

« Maintenant, c’est promis-juré, je revis, je reviens. »

Promesse de Gascon (encore que d'Artagnan, lui, les tenait, ses promesses) :

Dix mois déjà que j'ai écrit cette phrase, et puis rien : pas un article, pas même le moindre billet.

Et pourtant, je ne vous oublie pas, je pense même souvent à vous mais le temps me manque pour vous le dire.

Je ne désespère pas : le printemps approche et avec lui peut-être un peu plus de temps ?
Aujourd'hui, ce n'est encore qu'un billet… bientôt peut-être un article, un vrai ?
Des articles, des vrais, j'en ai tout de même publié trois durant ces 10 derniers mois mais pas ici :(  … et le côté bon enfant de ce blog me manque : à vous, je vous parle en toute intimité alors que dans Images des mathématiques, je me… relis. Ne me faites pas dire ce que je ne veux pas dire : j'ai énormément de plaisir à écrire pour ce site, mais ça me prend beaucoup d'énergie et après, tristement, il ne m'en reste plus assez pour écrire ici..
Peut-être bientôt ? En attendant, ne vous gênez pas pour faire à votre tour des infidélités à ce blog en allant voir ici : 
                                            Images des mathématiques

c'est vraiment un site qui en vaut la peine !

(Vous pouvez également retrouver directement mes articles par ma page perso)

À bientôt, et merci de ne pas m’avoir oublié :)

Philippe Colliard